Projet
l'Econome et les jardins

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 L’Econome : vers une renaissance

La restauration de l’Econome n’est pas une fin en soi. Derrière la restauration de bâtiments, c’est toute une logique d’entraide et d’économie sociale que la SPIE souhaite relancer, dans l’esprit des personnes qui au XIXème siècle ont lancé le mouvement coopérateur.

Aujourd’hui la cité de la Garenne, après la disparition des activités industrielles et minières est repliée sur elle-même, mais ne souhaite pas devenir un musée à ciel ouvert. Après la restauration de la maison du mineur et la réanimation de « sociétés » telles que la fanfare, la SPIE veut recréer du lien social et redynamiser la cité.

A défaut de pouvoir recréer une coopérative de consommation  comme elle fonctionnait à l’époque, la SPIE souhaite adapter son projet à son environnement contemporain. L’accroissement des besoins en matière de cohésion sociale, d’environnement et de revitalisation des territoires, conjugué à un processus continu de décentralisation doit être le point de départ pour l’émergence d’une initiative socioéconomique innovante.

C’est pourquoi la SPIE envisage la création d’une SCIC qui permet de concilier efficacité économique et utilité sociale. La SCIC permet d’impliquer dans le développement la structure l’ensemble des parties prenantes : initiateurs, salariés, producteurs et consommateurs.

La SPIE dispose de plusieurs terrains cultivables à proximité de l’économe et de vergers. Ces espaces permettront de développer le verger et de créer un potager. Verger et jardin  seront dans un premier temps gérés dans la cadre de l’association avec des bénévoles afin de faire coïncider les premières productions avec la fin des travaux de l’Econome. Le démarrage de l’activité économique pourra s’appuyer sur la vente de paniers auprès d’adhérents ou d’abonnés, une manière d’amener les clients vers la boutique et de les fidéliser.

La SPIE noue actuellement des relations avec des producteurs locaux intéressés par un circuit court de commercialisation afin de répondre à une demande sans cesse grandissante de produits du terroir, de tradition et d’authenticité tout en restaurant les liens sociaux entre producteurs et consommateurs. L’Econome serait le seul intermédiaire entre le producteur et le consommateur. Mais un intermédiaire ayant pour mission de promouvoir les produits tout en permettant au producteur de faire l’économie d’une vente directe ou sur les marchés, consommatrice de temps. Le circuit court contribue au développement économique local et instaure un contact privilégié entre les producteurs et les consommateurs. Il réduit le nombre d’intermédiaires, permettant aux producteurs de vendre leurs produits à un meilleur prix et aux consommateurs de réaliser des économies. Il réduit le kilométrage alimentaire, c’est-à-dire la distance moyenne parcourue par les aliments entre le champ et l’assiette et les effets néfastes sur l’environnement qu’il engendre. Il contribue également à mieux faire connaître les produits régionaux auprès des consommateurs.

Ce système présente de nombreux avantages qui sont maintenant bien connus :

-        Soutien à l’économie locale (une étude a démontré qu’un euro dépensé localement génère le double de revenu localement,

-        Produits plus frais,

-        Produits au meilleur goût,

-        Produits à maturité,

-        Bénéfice pour la qualité de l’air et réduction de la pollution (plus efficace que le biologique)

-        Sensibilisation et mise en relation avec les saisons,

-        Connaissance de l’histoire d’un produit qui augmente le plaisir de manger

-        Préservation contre contaminations alimentaires

-        Entretien, encouragement vers une diversité des variétés et des races

-        Gestion durable du foncier via des espaces ouverts non orientés vers la productivité.

Dans ce système l’Econome jouerait le rôle de médiateur entre les producteurs locaux et les consommateurs, en assurant la promotion des produits, en proposant des outils de fidélisation des consommateurs, en créant un lieu d’échange afin de retisser du lien social.

La SPIE envisage pour le fonctionnement de l’Econome de créer une SARL sous statut de SCIC. La société coopérative d’intérêt collectif devrait être composée de 4 collèges :

-        Le collège des producteurs : composé de l’ensemble des producteurs qui proposeront tout ou partie de leurs produits en vente à l’Econome.

-        Le collège des consommateurs : les consommateurs réguliers qui adhéreront à l’Econome pourront prendre un part active au projet d’entreprise.

-        Le collège des salariés : de fait les salariés qui animeront la structure et le cas échéant ceux qui cultiveront les terrains agricoles (potagers et vergers) en gestion directe pour le compte de l’Econome.

-       Le collège des partenaires et institutionnels auquel la SPIE prendra une part active et auquel pourra s’adjoindre les partenaires institutionnels qui le souhaitent (commune, communauté de communes,…)

Ce mode organisationnel conduit à un mode de relation gagnant-gagnant.

La conduite de ce projet est actuellement engagée et se poursuivra en parallèle au projet de restauration des bâtiments de manière à ce que le démarrage puisse converger avec la fin des travaux et qu’il n’y ait pas de rupture dans le processus de renaissance de l’Econome dans l’esprit de partage qui anime les acteurs de la SPIE.